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Guide santé

Santé du Mudi

Le standard FCI n° 238 (25/09/2023) n'admet à la reproduction que des mudis sains, sans citer aucun examen, et reconnaît le merle parmi ses sept robes. Or deux porteurs du gène merle, même si l'un ne le montre pas, peuvent donner des chiots « double merle », exposés à des atteintes des yeux, de l'audition et de la viabilité (Pelles et al., 2019). Demandez les résultats des parents.

Mudi en bonne santé

Le standard, le merle et ce que nous avons mesuré

  1. Ce que dit le standard

    Standard FCI n° 238 (25/09/2023, traduit de l'anglais) : « seuls des chiens fonctionnellement et cliniquement sains, de conformation typique, doivent servir à la reproduction ». Il exclut la truffe tachée ou couleur chair (sauf de petites taches chez les merles), les yeux jaunes chez le noir et l'absence de dents autres que les PM1 et M3. Il ne cite aucun examen de dépistage.

    Source : Standard FCI n° 238 (fci.be, version anglaise du 27/10/2023)

  2. Le merle et le double merle

    Sur 123 mudis de 11 pays testés, 61,8 % portaient un merle classique et 0,8 % étaient « double merle » (deux copies du gène). Un parent au merle « caché », dont la robe masque le gène, peut produire des chiots double merle, exposés à des atteintes des yeux, de l'audition et de la viabilité.

    Source : Pelles et al., Acta Vet Hung, 2019

  3. Longévité observée

    17 mudis ont été jugés en exposition en France depuis le 01/01/2025 et aucun n'avait 8 ans ou plus : nous n'avons aucune mesure de longévité pour la race, donc aucune espérance de vie.

    Source : Aequitas, résultats officiels de la SCC, relevé du 29/09/2026

Nous citons le standard officiel de la race et les publications, et nous disons quand une donnée manque : chacun peut tout vérifier.

Trois points de santé à demander

  • Le gène merle : il donne la robe merle (cifra), admise par le standard. Le risque est le « double merle », né de deux parents porteurs : yeux, audition, viabilité. Demandez le test du gène sur les deux parents si l'un est merle (Pelles et al., 2019).

  • La queue courte de naissance (brachyourie) : le standard n'y voit pas un défaut. Genodog (SCC) : hérédité dominante, mutation du gène T décrite chez le mudi, embryons porteurs de deux copies morts in utero, souvent associée au spina bifida ; test ADN disponible pour la race.

  • Hanches, coudes, yeux : le standard n'en exige aucun dépistage. Une hanche se lit de A (aucun signe) à E (sévère), sur une radiographie lue officiellement : demandez la lecture des parents, avec sa date, si elle a été faite.

Source : Genodog (SCC), fiche « Brachyourie »

Vaccins et antiparasitaires

Le calendrier se fixe avec votre vétérinaire ; donnez-lui les résultats de dépistage des parents.

Questions fréquentes

Quels examens demander aux parents d'un chiot mudi ?

Le standard n'admet que des reproducteurs sains mais ne cite aucun examen. Demandez par écrit les dépistages réalisés (hanches, coudes, yeux), le test du gène merle si un parent est merle et le test du gène T si des chiots ont une queue courte.

Quel est le risque avec un mudi merle ?

Le merle est admis par le standard. Le risque concerne le « double merle », deux copies du gène, associé à des atteintes des yeux, de l'audition et de la viabilité ; il vient de l'accouplement de deux porteurs (Pelles et al., 2019).

Combien de temps vit un mudi ?

Nous ne publions pas de fourchette sans source, et nous n'avons aucune mesure pour la race : depuis le 01/01/2025, aucun mudi de 8 ans et plus n'a été jugé en exposition en France (17 chiens jugés).

Qui publie ces guides ?

OWAG, agence web pour les éleveurs canins, fondée par Selim Reggabi.